Textes choisis
relatif à l'art du spectacle


Ici les fantômes respirent, ils aiment l'odeur du sang versé, alors ils passent et repassent; La terre sent une étrange odeur, le papier de cellophane qui l'entoure m'empêche de l'apprécier. Il y a des serpents rangés les uns à côté des autres, mais ce pouvait tout aussi être des asperges avec une bouche.
Je senti qu'elles étaient là pour un motif qui m'échappait. Plus je fixais mon regard sur le cellophane et plus je voyais les asperges qui me faisait l'effet de serpents.

Tout autour de moi, une multitude de poussière errante et dans ce grand ventre une eau capricieuse participant à un grand culte lunaire. Il y avait comme quelque chose derrière impossible à atteindre et qui était au centre de tout et moi tôt ou tard, il fallait que j'en sorte. La terre est ronde et surnommé planète bleu. Elle suggère le souffle de quelque grand démon que l'immensité du froid a gelé dans l'espace globulaire.

L'atmosphère s'est imprégné de petits éclatants morceaux de cristaux, d'immenses flocons de neiges duveteux dans une lumière chatoyante et qui paillettent les arbres de leurs étincelles. Pour preuve de sa vivacité peu commune, le vent laissa les poussières s'éloigner.

J'ai la tête qui tourne à cause de tout ce rouge et ce jaune mêlé au bleu du ciel. Les serpents verts gisaient à quelque mètre de moi. A quelque centimètres, il y avait des lapins rouges et sans peau. L'œil d'un lapin me regardait comme si ils voulaient que je les suivent. Je pensais que quelque part il devait exister un facteur des morts. Peut être que si je glissais un message dans le ventre d'un lapin, il lui ferait parvenir. Je me demandais quel genre de type il pouvait être, ce facteur des morts.

Dans L'obscurité dense, Le faible souffle qui relie les étoiles radieuses dans l'espace est en réseau invisible. Sur le parcours on voit des trous creusés où des types jouaient à se faire piéger. Peut être que c'était ça le vrai jeu, se faire piéger. J'ai la sensation que ce champ au dos usé, à la peau décoloré et ridé est peut-être atteint d'un énorme eczéma, peut-être putréfié par quelques plaies malignes.

Aujourd'hui les ombres y ont placés quelques flocons seulement, un petit tas de neige étincelant.
Comment éviter les ombres? Elles s'agitent, elles courent, je sens leur force briller en réponse à l'appel du soleil perpétuellement en délire.

Puis la terre se fissa et la bouche d'un ogre s'ouvrit. Elles s'y glissèrent dedans et continuèrent leurs course. Une partie de moi aurait voulu les suives. Je savais ou elles allaient. Il y avait toute cette musique. Deux gnomes passèrent. ils filèrent si vite qu'ils auraient pu tout aussi bien ne pas exister. Ou alors c'est qu'il existe des créatures aussi complexes et conscientes de ne vivre que quelques fractions de secondes que tant de gens doutent de leurs existence.



Textes tirés du roman noir d'Enzo Fileno Carabba Mauvais signes et d'une brochure anarchiste éditée par l'Association 666. Les ajouts complémentaires et autres tournures de phrases permettant une courte approche des deux œuvres est de mon intention.