Ethnologie et cinéma
Le Jaguar de Jean Rouch, publié en 1967



Le documentaire relate d'une population du Niger, migrants.

Leur auteurs ont choisies de restituer la vie des villageois à l'exactitude et optent pour un tournage sur plusieurs années. Ils sont conscients du risque de faire une courte étude ethnologique et donc de mettre au grand jour un récit qui peut disparaitre par suite d'une mauvaise analyse.

Pour Jean Rouch, son travail consiste aussi à partager le milieu de vie des habitants tout comme ils le feraient habituellement. Il y a deux façons d'appréhender le réel afin de le restituer. Rouch choisit donc ici le rôle d'une camera participative.

L'ethnologie est l'étude de la divinité. Le film expose clairement la relation entretenue.
Nous pouvons aisément nommer les rites et coutumes qui permettent de relier déesses et dieux aux monde des humains, à des transes, à des possessions. Les codes employés définissent ce qui est bon ou ne l'est pas à tel ou tel époque selon les exigences et les savoir faire demandés.

Le réalisateur est présent et aime s'investir. Il commente régulièrement et s'offre cette permission car c'est pour lui une nécessité de dresser ce garde fou indispensable au documentaire.

Il y a ici une certaine fascination du réalisateur devant ses moments d'explosion ou tout est possible, devant le fait de pouvoir sortir de soi et de voir la métamorphose s'opérer puis aussi le moment qui demande de revenir à l'état initial d'avant la transe de possession.

La fiction que peut renfermer un film pour l'écran réside ici dans l'ajout d'un maximum de plans séquences alors que, fait explicite parmi d'autre, toutes les scènes du film ont pour exigence d'être tournés dans des lieux réels.

Au cœur d'une compréhension au dedans, Le Jaguar donne à aimer filmer et regarder une affaire donnée de tous préjugés.